mardi 23 novembre 2010

Empathie /stade du miroir

Vers une nouvelle version du stade du miroir

où le miroir est de l’autre coté du regard.

L’âge de l’empathie le livre de Frans de Waal .

Son étude de l’empathie se situe à partir d’un champ d’observation en zoologie, et peut-être plus à partir de l’étude des mammifères, en particulier des primates, voire des grands primates. Etude à la fois comportementale et éthologique.

Il n’hésite pas à étendre ses réflexions vers les neurosciences et aussi vers la biologie puis la psychosociologie humaine allant même parfois jusqu’à la dimension politique.

Son premier point fort est de resituer l’empathie dans une perspective évolutionniste qu’il place en parallèle avec les théories évolutionnistes darwinienne comme complément à une compréhension plus générale de l’évolution.

De ce fait il prend directement partie et situe l’empathie humaine dans le continuum animal, reléguant ainsi toute perspective à ce niveau d’un trait spécifiquement humain que nous prêterions à l’animal uniquement par anthropomorphisme.

Ceci posé, il est alors possible d’entamer l’étude d’une empathie basale qui porterait sur plusieurs registres, se référant avec les bases neurologiques de système de neurones miroirs par exemple :

- à la contagion motrice

- à la contagion émotionnelle.

Ce qui permet de situer la scène de l’empathie :

- de présence des corps

- de contrôle visuel

- de visage.

Trois fondamentaux de la communication empathique.

A cette strate d’empathie primaire vient se superposer un niveau plus élevé qu’il est possible de qualifier de comportement empathique.

- comportement direct

- comportement médiatisé.

Il s’en suit deux observations :

1) l’émission de ce comportement est alors soumise à d’autres contingences qui viennent soit l’accentuer, soit le supprimer.

Exemple :

- la proximité familiale ou sociale

- la possibilité d’identification (ce qui nous intéresse ici est une approche possible du rapport imitation identification en donnant les éléments d’un étayage )

Ou à l’inverse,

- la compétition interpersonnelle

- la distance.

2) l’émission du comportement empathique est l’objet d’une satisfaction chez l’émetteur (centre neurologique du plaisir) ce qui peut apparaitre à l’occasion d’un comportement altruiste.

Viendrait ensuite ce que nous pourrions appeler un troisième niveau d’attitude empathique. Celui qui implique la stratification d’une reconnaissance de l’altérité / soi

Co-émergence dira de Waal :

- la reconnaissance de sa propre image/et d’autrui,

- la question du temps

- la question de la quantité,

- la question de la justice,

font que dans cette distinction le comportement empathique va prendre une nouvelle signification.

Tout cet ensemble est constaté avant l’apparition d’une langue.

Ce n’est qu’avec le niveau langage qu’apparait alors la compassion et la pitié.
Cela permet à l’homme de revisiter les strates antérieures.

La lecture du premier niveau de l’empathie amène chez l’analyste l’évocation du concept de pulsion sur le fait :

- de la notion d’une dynamique sollicitée

- et de la forme qui se dessine

- ainsi qu’un caractère tout-à-fait basique avec un apport variable dans l’élaboration consciente.

La grande objection serait que la prédominance du sexuel n’apparait pas, et que la question de la représentation ne peut être vue comme telle.

Faut-il pour autant considérer cette notion comme incompatible avec la psychanalyse.

Dans la mesure où elle constitue un apport de la neurobiologie, cela parait difficile, et

Freud lui-même attendait ces apports pour modifier ses conceptions.

Sommes-nous dans une discussion passée, rappelant celle à propos de l’attachement et de son rapport avec la métapsychologie. Comme nous le verrons il pourrait y avoir de grandes similitudes.